Le 1er mai est à nous : défendons nos droits et notre dignité
Le 1er mai n’est pas une date comme les autres. C’est une journée de lutte, de solidarité et de conquêtes sociales, arrachées de haute lutte par des générations de travailleurs et de travailleuses.
Pour l’Union Départementale CGT de Corse-du-Sud, une chose est claire : le 1er mai appartient au monde du travail, et il n’est pas négociable.
Un acquis social fondamental
En France, le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour la quasi-totalité des salariés. Ce droit n’est pas le fruit du hasard. Il est le résultat de mobilisations, de rapports de force et de luttes collectives.
Remettre en cause ce principe, même partiellement, c’est ouvrir la porte à un recul social majeur.
Une remise en cause inacceptable
Aujourd’hui, sous couvert d’adaptation économique, certains cherchent à banaliser le travail le 1er mai. Derrière les discours rassurants sur les “exceptions” ou le “bon sens”, la réalité est toute autre :
il s’agit de transformer un jour de conquête sociale en journée de travail comme les autres.
Nous refusons cette logique.
Car ce que certains présentent comme une simple évolution est en réalité une offensive claire contre les droits des salariés.
Le faux débat du volontariat
On nous parle de volontariat. Mais de quel volontariat parle-t-on, quand la pression économique, la précarité ou la hiérarchie pèsent sur les salariés ?
Dans de nombreux cas, refuser de travailler n’est pas une option réelle.
Le “choix” devient alors une contrainte déguisée.
La CGT refuse que le 1er mai devienne un jour où les salariés seraient mis face à ce type de pression.
Un symbole à défendre collectivement
Le 1er mai ne se résume pas à une journée de repos. C’est un symbole fort, un moment où le monde du travail se rassemble pour porter ses revendications :
- augmentation des salaires
- amélioration des conditions de travail
- défense des services publics
- justice sociale
Dans un contexte marqué par les attaques contre nos droits et nos acquis, cette journée prend une importance particulière.
Un appel à la mobilisation
Face à ces tentatives de remise en cause, nous appelons l’ensemble des salariés, des retraités, des jeunes et des privés d’emploi à se mobiliser massivement.
Le 1er mai doit rester une journée de lutte et de rassemblement.
Une journée où le monde du travail fait entendre sa voix.
Conclusion
Le 1er mai est un repère. Un point d’ancrage. Une ligne que nous refusons de voir reculer.
Pour l’Union Départementale CGT de Corse-du-Sud, il n’y a pas d’ambiguïté :
nous ne laisserons pas banaliser ce jour de conquête sociale.
Parce que céder sur le 1er mai, c’est accepter que demain, d’autres droits suivent le même chemin.
Et ça, clairement, ce n’est pas au programme.